Honoré de Balzac
Splendeurs et misères des courtisanes
Honoré
de Balzac
- Le livre de poche
- 14 août 2008 (1847)
- 761 pages
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Balzac nous donne, dans Splendeurs et Misères des courtisanes, la véritable image du corps social. En quatre épisodes qui pourraient être un roman-feuilleton, il crée le roman de mœurs le plus impitoyable.
Presque tous les personnages balzaciens sont ici rassemblés : Vautrin, le bagnard, père spirituel de Lucien de Rubempré, que rien n'arrête dans son ascension sociale. Ni le désespoir d'Esther, qui se suicide pour lui, ni les souffrances de Mlle de Grandlieu, sa fiancée.
La justice et la police apparaissent personnifiées par le juge Camusot et le policier Corentin.
Le roman le plus complet, le plus vivant, le plus implacable, le plus puissant de La Comédie humaine.
Recension
Au mois de février 1824, une ancienne courtisane, Ésther Gobseck, se rend au bal masqué de l'Opéra en compagnie de Lucien de Rubempré dont elle s'est éprise, mais, en dépit de son déguisement, elle est reconnue et moquée. Désespérée, elle tente de s'asphyxier quand l'abbé Carlos Herrera survient et la sauve.
Comme Lucien, elle est désormais sous sa coupe, et, quand le banquier Nucingen tombera amoureux d'elle, l'abbé ne la lui cédera qu'en échange d'un million pour permettre au jeune homme un prestigieux mariage.
Mais l'affaire échouera et Lucien, en prison, retrouvera Herrera.
Parus de 1838 à 1847, les quatre romans que rassemble Splendeurs et misères des courtisanes sont la suite d'Illusions perdues dont le romancier n'a pas achevé encore la rédaction lorsqu'il entame l'histoire d'Esther.
Il se peut qu'ici la publication en feuilleton soumette à ses règles le génie de Balzac. En tout cas, elle ne le bride pas, comme le montre la puissante figure d'Herrera qui va redevenir Vautrin : il incarne le mal aussi bien que l'amour total, et c'est de sa présence envoûtante que procède l'unité du livre.
À propos de l'auteur
Honoré de Balzac a marqué profondément le monde de la littérature du début du XIXe siècle. Il a réinventé le style romanesque et à légué à la postérité La Comédie humaine, une œuvre magistrale regroupant 88 titrres répartis en trois grands ensembles. Ses goûts de luxe, aussi prononcés que son talent d’écrivain, l’ont mené à la ruine financière. C’était aussi un bourreau de travail qui a sacrifié sa santé.








