Henri Barbusse
Un héritage complexe et controversé
Henri
Barbusse
La postérité a réservé à Henri Barbusse un sort ambivalent. Si Le Feu demeure l'une des œuvres littéraires majeures concernant la Première Guerre mondiale, l'engagement communiste de son auteur a contribué à son effacement de la mémoire nationale.
23 décembre 2025
Le 11 novembre 2020, Maurice Genevoix, écrivain contemporain de Barbusse et comme lui ancien soldat et témoin littéraire de 1914-1918, entre au Panthéon. Henri Barbusse, autrefois plus célèbre, est lui considéré comme « tout à fait oublié » selon les mots de l'historien Jean-Yves Le Naour, notamment à cause de son engagement politique (Wikipédia).
Pourtant, Le Feu reste un témoignage irremplaçable sur l'absurdité de la guerre et la souffrance des soldats.
Le livre fut traduit en anglais dès 1917 sous le titre Under Fire et continue d'être lu et étudié dans le monde entier.
Dans son dernier chapitre prophétique, Barbusse fait dire à l'un de ses personnages : « L'avenir est dans les mains des esclaves, et on voit bien que le vieux monde sera changé par l'alliance que bâtiront un jour entre eux ceux dont le nombre et la misère sont infinis ».
Cette foi dans le progrès social et la fraternité des peuples, née dans les tranchées de la Grande Guerre, aura guidé toute la vie de cet écrivain qui refusa de séparer la littérature de l'engagement politique.
Pour le meilleur et pour le pire.
À propos de l'auteur
Henri Barbusse (1873-1935) est un écrivain, journaliste et militant politique français. Engagé volontaire en 1914 malgré ses convictions pacifistes, il tire de ses vingt-deux mois au front Le Feu, prix Goncourt 1916, témoignage réaliste qui scandalise l'arrière et révèle l'horreur des tranchées. Fondateur du mouvement Clarté et de l'ARAC, il adhère au Parti communiste en 1923 et meurt à Moscou en 1935, fidèle à ses engagements révolutionnaires.








