Pascal Quignard
Tous les matins du monde
Pascal
Quignard
- Gallimard
- Novembre 1991
- 144 pages
![]()

- Il n'y a pas de place pour la mort >
- Trésor caché >
- L'Amour, la Mer >
- Terrasse à Rome >
- Tous les matins du monde >
Dans la série
Dernier royaume
Seul avec sa musique
Tous les matins du monde est une biographie imaginaire d'un musicien historique réel du XVIIe siècle, Jean de Sainte-Colombe — et de son élève Marin Marais davantage connu que lui .
La peinture est au coeur de cette histoire, ainsi que la musique de la basse de viole, très prisée pendant le « Grand Siècle ».
Tous les matins du monde a été adapté la même année au cinéma sous le même titre par Alain Corneau et mettant en vedette Gérad Depardieu.
Recension
Au printemps 1650, Madame de Sainte Colombe meurt, laissant son mari seul avec leurs deux petites filles, Madeleine et Toinette.
Afin d’accroître leurs revenus, Monsieur de Sainte Colombe donne des cours de viole de gambe.
Il se plonge alors dans la musique pour oublier la mort de son épouse.
Il travaille seul dans une cabane et perfectionne son instrument à tel point qu’il peut « imiter toutes les inflexions de la voix humaine ».
Extrait
« Il poussa la porte qui donnait sur la balustrade et le jardin de derrière et il vit soudain l'ombre de sa femme morte qui se tenait à ses côtés. Ils marchèrent sur la pelouse.
Il se prit de nouveau à pleurer doucement. Ils allèrent jusqu'à la barque. L'ombre de Madame de Sainte Colombe monta dans la barque blanche tandis qu'il en retenait le bord et la maintenait près de la rive. Elle avait retroussé sa robe pour poser le pied sur le plancher humide de la barque. Il se redressa. Les larmes glissaient sur ses joues. Il murmura : - Je ne sais comment dire : Douze ans ont passé mais les draps de notre lit ne sont pas encore froids. »
À propos de l'auteur
Pascal Quignard est né en 1948 à Verneuil-sur-Avre (France). Il vit à Paris. Il est romancier (Le Salon du Wurtemberg, Tous les matins du monde, Villa Amalia, Les Larmes...). Il a aussi composé de nombreux essais où la fiction est mêlée à la réflexion (Petits Traités, 1981-1990). Le premier tome de Dernier royaume, Les Ombres errantes, a obtenu le prix Goncourt en 2002.







