Jean Ray
Les derniers contes de Canterbury
Jean
Ray
- Alma Éditeur
- 9 novembre 2017 (1944)
- 277 pages
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Inlassable inventeur de récits, créateur d'atmosphères, Jean Ray était aussi un virtuose de l'écriture.
Dans Les derniers contes de Canterbury, il s'inspire des plus grands maîtres. Avec une fulgurante capacité de création. Et de recréation.
Au fil de ses œuvres, Jean Ray cite souvent avec gourmandise Geoffrey Chaucer (1340-1400) – le père de la littérature anglaise - comme Balzac le faisait de Rabelais pour ses Contes drolatiques.
L'écrivain belge dans les Derniers contes de Canterbury rend explicitement hommage aux fameux Contes de Canterbury qui, avec le Decameron de Boccace, sont pour lui des textes fondateurs.
Chaucer mettait en scène des pèlerins en route vers la cathédrale où se trouve le sanctuaire de Thomas Beckett. Dans ce recueil, très concerté, paru en 1944, Jean Ray confie la tâche à des fantômes qui conversent, hôtes de la taverne dans laquelle Chaucer situe les protagonistes de ses Contes.
Le narrateur dit d'ailleurs avoir rencontré Chaucer lui-même au hasard des recoins mystérieux de Londres. Et tous ces hôtes de la nuit racontent d'immémoriales histoires où la ténèbre et l'humour font bon ménage. On y rencontre le chat Murr d'Ernst Theodor Amadeus Hoffmann aussi bien que sir John Falstaff, le truculent personnage de Shakespeare.
L’atmosphère d’une vieille et accueillante taverne
Rien ne vaut l’atmosphère d’une vieille et accueillante taverne pour écouter les histoires étranges des pèlerins de passage : Chaucer le savait bien quand il imagina les troublants Contes de Canterbury qui frappèrent tant les esprits.
Quelques siècles plus tard, celui que l’on considère désormais comme l’un des maîtres absolus du fantastique, lui rendit le plus magnifique des hommages en réunissant à son tour dans La Cotte d’armes une assemblée de conteurs décidés à terrifier ou impressionner leurs auditeurs.
Dans cette œuvre riche, dense et folle où souffle l’esprit de Hoffmann, le génial Jean Ray a déployé toute la gamme de ses talents, faisant émerger du brouillard londonien d’inoubliables figures de créatures déchues, de criminels sans scrupules ou de de fantômes poignants.
Ouvrez la porte de l’auberge de Southwark et laissez-vous emporter par ce carrousel aussi réjouissant que maléfique.
À propos de l'auteur
C’est sous les noms de Jean Ray, puis de John Flanders, qu’en français et en flamand, Raymond Jean Marie De Kreme composa une œuvre monstrueuse autant par sa taille (6500 textes) que par sa singularité. En plus du célèbre Harry Dickson qu’il réinventa, il publia romans (Malpertuis) et recueil de nouvelles (Les Contes du whisky) qui font de lui le chantre du « réalisme panique ».







