Alexandre Jardin
Le romancier de l'amour absolu
revient avec une fable révolutionnaire
Alexandre
Jardin
L'écrivain français publie « La femme qui inventa l'amour », un roman visionnaire situé en Chine antique, inspiré par une rencontre amoureuse hors du commun avec une Ontarienne. Retour sur le parcours d'un auteur engagé qui n'a jamais cessé de célébrer la passion.
7 février 2026
À 60 ans, Alexandre Jardin n'a rien perdu de sa fougue romanesque. Avec La femme qui inventa l'amour, paru le 8 janvier 2026 aux éditions Michel Lafon, l'auteur du Zèbre signe son grand retour dans le paysage littéraire français.
Un événement qui rappelle que, pour cet écrivain aux multiples casquettes, l'amour demeure le plus puissant moteur de transformation individuelle et collective.
« On se sent réveillé… Dans un monde où les gens dorment leur vie », confie-t-il au Soleil lors de sa tournée québécoise. Ce réveil dont il parle, c'est celui que provoque l'amour, ce « plus grand réveil de la psyché humaine » qu'il explore dans son dernier roman à travers l'histoire de Xi, une princesse chinoise du XIIIe siècle avant Jésus-Christ.
Une fable politique et poétique
Le roman nous plonge en 1267 avant J.-C., dans un royaume himalayen où toute émotion est bannie. La princesse Xi, promise à une existence sans poésie, rencontre Cheng, un esprit libre et provocateur.
De leur rencontre naît un sentiment si nouveau qu'il doit être nommé : l'amour. Inscrit dans un kanji, ce sentiment se propage comme une onde révolutionnaire, défiant l'ordre établi.
Selon le site Interforum, dans cette société qui « s'interdit toute émotion et bannit les gauchers », l'invention de l'amour devient un acte de résistance. Un clin d'œil évident à L'Île des gauchers, publié en 1995, où Jardin questionnait déjà comment aimer dans une société utopiste.
Un parcours littéraire jalonné de succès
Né le 14 avril 1965 à Neuilly-sur-Seine, Alexandre Jardin suit les traces de son père Pascal, écrivain et scénariste disparu en 1980. Diplômé de Sciences Po Paris en 1986, il publie à seulement 20 ans son premier roman, Bille en tête, qui lui vaut le prix du Premier Roman en 1986. Deux ans plus tard, Le Zèbre lui apporte la consécration avec le prix Femina 1988, comme le confirment plusieurs sources dont la Fnac.
Romancier prolifique, Alexandre Jardin a publié une trentaine d'ouvrages, allant des romans aux essais en passant par la littérature jeunesse. Plusieurs de ses œuvres ont été adaptées au cinéma, dont Fanfan qu'il a lui-même réalisé en 1993, et Le Zèbre, porté à l'écran par Jean Poiret en 1992.
Un engagement associatif et politique
Au-delà de la littérature, Jardin mène une vie associative intense. En 1999, il crée avec le journaliste Pascal Guénée l'association Lire et faire lire, destinée à transmettre le goût de la lecture aux jeunes générations.
En 2002 suit Mille mots, où des bénévoles retraités interviennent en milieu carcéral.
Selon Wikipédia, son engagement le pousse même vers la politique : en 2015, il fonde le mouvement citoyen Bleu Blanc Zèbre, puis annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2017, sans toutefois réunir les 500 parrainages nécessaires.
Plus récemment, en 2025, il lance le mouvement des #Gueux pour protester contre les zones à faibles émissions.
À propos de l'auteur
Alexandre Jardin, né en 1965 à Neuilly-sur-Seine, est un écrivain, cinéaste et militant associatif français. Lauréat du prix du Premier Roman (1986) pour Bille en tête et du prix Femina (1988) pour Le Zèbre, il a publié une trentaine d'ouvrages traduits internationalement. Fondateur des associations Lire et faire lire et Mille mots, il conjugue depuis quarante ans création littéraire et engagement citoyen, faisant de l'amour et de la liberté les thèmes centraux de son œuvre.









