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L'effacement progressif des consignes de sécurité
Vincent Ravalec
Flammarion
600 pages
Août 2001
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Présentation de l'éditeur
Un nouveau cycle de douze romans... détournant

«L'Effacement» inaugure un cycle de douze romans : un programme littéraire qui s'achevera en 2025. Chacun déclinera un genre littéraire différent, en le détournant (mystère et aventure pour le premier, SF, roman d'amour...).

L'ensemble a pour titre "Le Jeu" et intégrera, outre la littérature, d'autre modes d'expression artistique, en commençant par un site internet.

Le héros de "L'Effacement", Louis Dieutre est responsabe d'une fondation d'art contemporain, au sein d'un group en proie aux "affaires".

Durant la tempête de 1999, il dérive sur une autoroute et se réfugie dans un village dont les habitants sont fous. Dieutre transporte une grosse somme d'argent, l'enterre dans les marais, croit mourir, revient à la vie, oscille entre la réalité et le fantasme.

Présentation Amazon.fr
Enorme de la première à la dernière page

Tout a commencé pour Louis Dieutre lorsqu'il les a vus. Enfui au cours du réveillon 2000 de Paris à cause de son implication dans le trafic de La Source, fondation dédiée à l'art contemporain qui écoule en fait pour le gouvernement des fonds délictueux dans les républiques africaines, Louis suit une autoroute, noyée sous la tempête, qui l'emmène jusqu'au village d'Archignac où les dirigeants d'un asile psychiatrique exceptionnel organisent un bal masqué pour les déments.

Soupçonné du meurtre d'un adolescent alors qu'il ne cherche qu'à dissimuler les quelques millions d'euros qu'il a dérobés à La Source, Louis pète les plombs et se réveille en patient du docteur Aïm, qui applique les préceptes de sorciers immémoriaux à l'origine de la création du mystérieux village. Quand un Spirou-Blade Runner se conjugue avec paranoïa et mauvais trip, le pire est à craindre.

Emporté dans la tourmente de la folie, du chamanisme et de la quête de son identité foncière, le héros perd le peu de repères qui lui restent. Psychotropes et complot aidant, il est propulsé dans divers niveaux de réalités parallèles – qui pourraient n'être que les variantes d'un vaste jeu voyant les hommes manipulés depuis la nuit des temps par une poignée de sorciers soucieux d'asseoir leur pouvoir sur les tristes mortels.

Ainsi s'opère au fil de presque 700 pages la mutation d'un espion à la petite semaine devenu tour à tour aliéné mental, criminel, consultant, créateur de génie sur le Net.

En phase avec la fin du siècle qui est aussi la fin du cycle régissant les habituelles "consignes de sécurité" garantissant tout retour à la normale, le roman de Ravalec est énorme de la première à la dernière page.

Il vaut surtout pour cette démesure continuée. Le lecteur qui s'y ose en prend pour son grade tant le prisme de la folie et de la manipulation dénature ici tout regard objectif apposé au réel. Références constantes à l'art contemporain, au Seigneur des anneaux, au délire des start-up de la net économie, la farce culmine dans la dernière partie de l'ouvrage avec la mise au point lors du réveillon de l'an 2001 d'une mémorable party où certaines figures de la jet-set littéraire et du show-biz se retrouvent bombardées d'excréments avant d'être abreuvées de psychotropes pour une orgiaque rave ludo-spiritualiste qui annonce la prochaine ère de Cristal.

"Que restait-il des images pieuses qui avaient bercé les siècles ? Pas grand-chose, (…) un prophète à trois sous, concepteur de best-sellers et de lunettes de soleil, qui avait annoncé une fausse apocalypse au moment d'une éclipse de soleil, trois mois plus tôt".

Après The Game de David Fincher, et Le Prestige de Christophe Priest, un hymne "tripant" à la magie, à la puissance des ordinateurs et des jeux vidéo, qui fait douter chacun du sens de sa présence sur Terre. Une transe littéraire aux phrases infinies scandées par la world music qu'apprécieront surtout les joueurs de tous crins ou les adeptes harrypotteriens de sorcellerie new age. – Frédéric Grolleau


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