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Dreamcatcher
Stephen King
Albin Michel
688 pages
Mars 2002
Dreamcatcher, Stephen King
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Les peurs de demain, toutes les peurs...

Un dreamcatcher, un attrape-rêves, est un tissu indien qui sert à repousser ou capturer les cauchemars, apprend-on page soixante-quatre...

Il y en a un accroché dans une baraque de chasseurs perdue dans la forêt du Maine accablée par la tempête de neige. Mais celui-ci va se révéler terriblement inefficace dans cette grande réussite, plutôt touffue, de King.

Il faut, se dit-on sans parvenir à lâcher le livre, un culot monstre pour convoquer dans un même roman les arguments des films The Thing, Alien, Blair Witch Project et X-files... De l'audace pour recycler allègrement La Guerre des mondes de Wells ou les ficelles des thrillers de parties de chasse façon survival game.

De l'assurance pour enrôler l'officier fou d'Apocalypse Now et la figure, archétypale en SF depuis Sturgeon, de l'attardé mental nanti de pouvoirs parapsychiques... On en passe : la liste serait longue.

Il faut enfin une sacrée ambition pour vouloir faire entrer, en plus du reste, toutes les théories et phénomènes extraterrestres inexpliqués en un seul roman... de fantastique, qui plus est proprement impossible à résumer. Mais le brio de King est tel, maniant tous ces codes des genres, qu'il s'amuse.

Il s'en joue au point de s'offrir le luxe de placer une multitude d'allusions au catalogue entier de la culture populaire d'aujourd'hui. Il en tire même parfois, via la voix de ses personnages schizophrènes et torturés par leur passé, des effets humoristiques.

Du culot, du brio... surtout un talent inimaginable, parce qu'avec tous ces ingrédients éculés cela fonctionne effroyablement bien et si aux deux tiers du roman on commence à se poser des questions ("mais où cela va-t-il ?") on aura évidemment tort : ce n'était pas du tout ce qu'on imaginait.

Enfin, pour enfoncer le clou, signalons à cette occasion que King, auteur balzacien à sa façon puisqu'il restitue avec abondance les détails de la vie quotidienne (à croire qu'il fait les vide-greniers le dimanche et ses courses en jogging à la supérette du coin), s'il parvient à nous rendre ainsi proches et crédibles ses protagonistes, prend ici une nouvelle facette troublante.

En effet, la tentation serait d'interpréter ce roman d'un point de vue "psychanalytique" d'une Amérique traumatisée après les attentats du 11 septembre 2001.

Il y est en effet question, entre autres, d'invasion aérienne brutale de la nation, d'Américains souffrant d'une double personnalité dans leurs pensées (Américain/Alien) et de terreur des spores façon bio-terrorisme.

Puisque ce sont un militaire caricatural et un idiot qui vont participer au sauvetage du monde, on est même tenté par malice d'y accoler de vrais noms. Bref, on se demande si ce livre n'est pas une parabole...

La surprise réside de ce point de vue dans la courte post-face écrite par King : Dreamcatcher a été terminé en mai 2000 ! Non seulement King nous rend paranoïaque, mais en sus d'être ici un attrape-rêves, il passe soudain pour un devin attrape-subconscient collectif.

C'est peut-être le pouvoir parapsychique qui préside à son talent ; bien au-delà de celui qui consisterait à simplement nous titiller avec nos peurs d'aujourd'hui... il anticipe sur celles de demain. Chapeau bas. – Francis Mizio


Quatrième de couverture

Au coeur de la forêt de Derry, quatre amis d'enfance, unis pour le meilleur et pour le pire, confrontés à un phénomène terrifiant qu'ils ne risquent pas d'oublier...

Stephen King, au sommet de son talent, cerne au plus profond de l'inconscient collectif les peurs de notre temps.

Dans la lignée de Ça et d'Insomnie, un très grand King.

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