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Univers, univers
Régis Jauffret
Verticales
607 pages
Août 2003
Univers, univers, Régis Jauffret
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Présentation Amazon
L'univers dans un gigot mijotant

Métaphore de l'homme et métaphore de la création. Voilà ce qu'est ce livre puissant et imposant. Si l'essence de la littérature devait se glisser en un seul ouvrage, il pourrait bien être là.

Point de départ de Univers, univers , un gigot mijotant. Sait-on ce qui peut se passer pendant la cuisson d'un gigot d'agneau dans l'esprit de la cuisinière ?

C'est précisément là que Régis Jauffret, en chef d'orchestre, fait entrer son univers. Dans la tête de cette femme, bien sous tous rapports, vont se succéder plusieurs vies, plusieurs cerveaux, plusieurs personnalités. Amante, aventurière, mari acariâtre, vieille dame abandonnée, meurtrière, endossant différents métiers...

Autant de vies sociales, de quêtes vaines d'un bonheur fuyant, où les individus sont pris dans la hantise du vide, de l'ennui, gagnés par le remplissage à tout prix de l'existence, le besoin de rêves, d'artifices.

L'auteur joue à saute-mouton avec ses personnages, ce qui, partant d'un gigot d'agneau, est un beau clin d'œil à la déclinaison, miroir ou reflet de cette variation sur l'identité. Il alterne les formes narratives, de la brièveté à la répétition, passe d'un genre à l'autre, du cauchemar à la réalité, burlesque, tragi-comique, noir, et tellement noir que tout pourrait finir par un éclat de rire (comme chez Thomas Bernhard).

Au bout de ces fragments terriblement humains, c'est là un formidable roman sur le et les possibles de la littérature. -- Céline Darner


Présentation de l'éditeur
«Vous existez seulement dans la mesure où vous espérez une autre vie»

« Vous voulez que je vous raconte ce roman. Que je vous en donne un résumé, un compte rendu, une vague idée. Mais Univers est déjà un résumé, un compte-rendu, une vague idée de ce qui se passe dans le cerveau de quelqu’un l’espace d’une seconde, une heure, cinquante années d’existence.

Vous savez bien qu’en ce moment même votre tête contient comme un système solaire de sensations, de souvenirs, de désirs, et que vous existez seulement dans la mesure où vous espérez une autre vie, où vous avez la conviction absolue et gigantesque qu’un bonheur mijote pour vous comme un gigot de sept heures dans la cuisine de cette femme qui va et vient dans son appartement perché quelque part dans un immeuble à la recherche de son identité, de son passé, et par conséquent de son futur immédiat, lointain, où elle est destinée à plonger comme dans la piscine des Pierrot, ce couple insupportable d’humains, ces terroristes de l’invitation, ces amateurs de guerre, qui importent le massacre jusque dans leurs raouts et qui pour tromper l’ennui ne rêvent que supplices, tortures et parachutages en pleine nuit au milieu de champs de bataille afin de ressentir quelque chose à la place de rien et de meubler d’horreur ce vide niché au fond d’eux qui les épouvante beaucoup plus que la mort qui leur paraît un amusement, une apnée, un voyage de plus, un raid sponsorisé par une marque de bières ou de crématorium, tandis que se poursuit la vie quotidienne de l’humanité dans ces milliards de cerveaux s’imaginant à chaque instant des myriades d’existences possibles, futures, presque certaines tant elles leurs semblent scintiller comme des étoiles si nettes, si évidentes dans la voie lactée, qu’on a peine à croire qu’elles sont mortes depuis longtemps.

Vous voulez que je vous dise, Univers, univers c’est une histoire de la littérature qui ne ferait que raconter des histoires, montrer des images, et s’engouffrer malgré les risques de désintégration dans le trou noir de l’imaginaire, ce chaos, cette perpétuelle nouveauté. Mais je suis un écrivain, je dirige le chaos mieux qu’une armée. Rompez. »

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