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César Imperator
Max Gallo
XO Editions
500 pages
Avril 2003
César Imperator, Max Gallo
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Présentation de l'éditeur
L’Histoire ne s’est jamais faite grâce aux peureux

« Il avait, dit-on, la taille haute, le teint blanc, les membres bien faits, le visage un peu trop plein, les yeux noirs et vifs, une santé robuste.» nous dit Suétone.

On le connaît vainqueur de Vercingétorix et séducteur de Cléopâtre, on le sait brillant écrivain (cf. sa Guerre des Gaules) et excellent orateur, c’est un peu court pour un destin aussi exceptionnel.

Afin de mieux cerner l’homme qui réussit à régner sur l’ensemble du monde méditerranéen, Max Gallo nous plonge avec sa passion habituelle dans une époque incroyablement sauvage, que justement César tenta de pacifier, reprenant aux riches pour donner aux pauvres, redistribuant les terres, rétablissant autant que faire se peut l’ordre à Rome par des voies démocratiques, se battant seul contre une opposition aussi violente que désordonnée pour fonder un Empire à la hauteur de ses ambitions.

Car ambitieux, certes, il l’était, poussé dès son enfance par une mère étonnante, Aurélia, qui lui apprit très tôt qu’au-delà du maniement des armes, il y avait la réflexion politique.

- Tu ne dois pas seulement apprendre à te battre avec tes bras mais aussi avec ta parole et ton esprit ! Issu d’une famille patricienne, il se croit descendant de Vénus, déesse de l’Amour mais aussi de la Victoire.

À lui d’en être digne ! À seize ans, il se rend au Forum pour écouter les orateurs. Il a déjà compris qu’à la source du pouvoir, il y a bien sûr le glaive et la parole, mais il faut aussi de l’argent car tout se paye alors, les soldats, le peuple et les électeurs.

Il écoute longtemps, il observe, c’est là qu’il gagnera.

Marié une première fois par sa mère à la fille d’un riche chevalier, Cossutia, il vit une semaine de douceur avant qu’Aurélia ne le divorce pour lui faire épouser Cornélia, la fille du consul Cinna.

Il a dix-sept ans et découvre l’amour. Amour fou avec ses esclaves et ses jeunes et beaux secrétaires, amour serein avec Cornelia, qui attend bientôt une fille.

Entre-temps, Cinna est assassiné, et Sylla, le précédent dictateur, débarque à la tête de 36 000 hommes qui égorgent à tout va.

Tous ont peur, César, lui, ne tremble pas. Il ne tremblera plus, ni face aux Grecs à Mytilène, ni face aux pirates qui le rançonnent – et qu’il fera crucifier une fois libéré : on n’insulte pas Rome ! – ni devant Spartacus et sa meute de gladiateurs hystériques, car César le sent désormais : s’il veut vaincre, sa route comme la via Appia sera jalonnée de cadavres.

Et il doit vaincre s’il veut le pouvoir. Vaincre Pompée d’abord, plus célèbre que lui, auquel il va offrir sa fille Julie en mariage ; vaincre Crassus, qui le tient par l’argent ; vaincre Caton qui l’insulte ; et franchir enfin le Rubicon – Le sort en est jeté ! – pour pouvoir entrer triomphant à Rome, comme il l’avait été en Gaule, en Égypte, en Afrique, en Espagne.

Alors, au sommet de sa gloire, siégeant sur un trône d’or, dictateur et consul à vie, grand pontife et Imperator, parce qu’il refuse de se méfier, il est assassiné (le 15 mars 44 av. J.-C.) en pleine séance du sénat par un groupe d’aristocrates dont Brutus, son fils adoptif – Toi aussi, mon fils ! –, le corps percé de vingt-trois coups de poignard.

Il avait cinquante-six ans. César avait dit, rapporte Plutarque, qu’il aimerait mieux être le premier dans un village que le second dans Rome.

Il a été premier, comme le grand Alexandre qu’il admirait tant.

Et il est passionnant de comprendre, grâce à cet étonnant récit de Max Gallo – historien comme à son habitude mais aussi, d’évidence, proche ami du héros, avec ce que cela comporte de compréhension et de reproches –, comment les grands hommes de l’Histoire se font, se construisent peu à peu, seuls, et comment ils se trompent soudain dans le regard trouble de leurs inévitables courtisans.

Le monde de César sans doute était cruel, et l’ambition est toujours dangereuse, mais l’Histoire ne s’est jamais faite grâce aux peureux. ALEA JACTA EST !

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