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Présentation de l'éditeur
Les laissés pour comptes de la nouvelle Chine
Le roman décrit la vie quotidienne d’un « mingong », (ouvrier migrant de l’intérieur), paysan déraciné à Shanghai. Portrait réaliste et sans complaisance de Fu Zhanxin, paysan devenu manœuvre ; ses amours, ses appréhensions, ses joies, mais aussi les pièges, la brutalité, l’arbitraire, l’absurdité et la cruauté inhérents à cette grande métropole où raison et morale ont disparu. La perte progressive des illusions et de l’innocence de ce jeune paysan jeté en pâture dans la jungle shanghaienne, les trahisons de celle qu’il aime, une fille sans scrupule et prête à tout pour réussir. La noirceur de l’âme humaine est insondable, le cauchemar permanent, seul la solidarité indestructible et spontanée de ces paysans déracinés entre eux témoigne d’une part d’humanité. L’ouvrage raconte dans une oralité pleine de distance et d’ironie les conditions de vie et de travail d’un groupe de laissés pour comptes, exclus de la course au progrès, balayés par la croissance économique de la Chine actuelle, broyés entre un passé impitoyable et un futur sans avenir. Des personnages emportés par la tornade d’un développement économique effréné qui tentent désespérément de conserver la tête hors de l’eau. L'intérêt L’auteur aborde et présente pour la première fois sous la forme romanesque une question sociale brûlante en chine aujourd’hui, celle des mingong. Il nous offre une analyse tout en subtilité de la Chine contemporaine. Rappel Les "mingong", ou ouvriers migrants, sont des paysans déracinés, des manœuvres venus de la campagne et qui forment depuis le milieu des années 90 une population flottante, corvéable à merci, employée en masse sur les grands chantiers de construction, marginalisée socialement, culturellement, politiquement, administrativement. Ces paysans des provinces appauvries et misérables de l’intérieur de la Chine fuient les campagnes en y laissant femme et enfant pour essayer de trouver un emploi, et si possible un salaire, dans les villes des provinces côtières enrichies par le boom économique de la politique de "réforme et d’ouverture" prônée par Deng Xiaoping au début des années 80. Ces mingong sont désormais estimés à plus de cent cinquante millions et ce chiffre ne peut qu’augmenter dans les années à venir. À propos de l'auteur
Marié à une chinoise, parlant le mandarin, Stéphane Fière a une expérience concrète de la réalité du monde chinois. Après Sciences Po et Harvard, il a mené une carrière professionnelle entre les Etats-Unis et l'Asie et vit depuis plusieurs années à Shangai.
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