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«Prisonniers» d'une recette éprouvée LIVRESSE (27 mai 2000) - Prisonniers du temps, le dernier roman de Michael Crichton, qui arrive sur le marché français, s'inscrit dans la trame habituelle des best-sellers de cet auteur, en ce sens qu'il s'appuie d'abord sur l'exploitation d'un thème ou de théories scientifiques, comme ce fut le cas avec Jurassic Park, Un monde perdu, Sphère ou encore Congo. Et Chrichton, comme d'habitude également, s'exerce davantage à exploiter le côté scientifique que la personnalité de ses principaux personnages. Mais ceux qui aime son genre apprécieront ce nouveau livre. Ce récit, qui s'apparente à la science-fiction, n'aborde toutefois pas un thème cher à bien des auteurs du genre, celui de l'impact des interventions dans le passé sur notre futur. Crichton préfère s'en tenir à sa recette du «dialogue scientifique», souvenons-nous de la théorie du chaos de Jurassic Park, qu'aux avenues trop futuristes.
Le livre conserve quand même toute sa valeur de suspense, grâce au talent de l'auteur.
On ne retrouve sur lui que le plan d'un monastère français du XIVe siècle et un objet fabriqué par la société ITC : entreprise de haute technologie spécialisée dans la recherche en physique quantique pour laquelle il travaillait. ITC est dirigée par Robert Doniger, un brillant - et non moins arrogant - physicien qui, depuis quinze ans, est " à la pointe " des recherches, et dont la plus récente et secrète entreprise vise à recréer, grâce à une équipe de chercheurs, une communauté médiévale du XIVe siècle en Dordogne. Quelle n'est pas l'extrême surprise de ces historiens de l'université de Yale lorsqu'il vont comparer le plan des fondations du monastère trouvé sur le vieillard et les résultats de leurs propres investigations : celui-là se révèle plus riche d'informations que l'ensemble de leurs recherches !
Mais ce n'est que la première de leurs surprises ; quelques jours plus tard sont mis au jour des parchemins remontant à six cent cinquante ans : l'un d'entre eux, daté très précisément
du 4 juillet 1357, dit " À l'aide "… Il est signé par le professeur Johnson, leur propre directeur de recherches, parti deux jours plus tôt rencontrer Robert Doniger…
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